Vater gegen Sohn
Das marokkanische Magazin Telquel vergleicht erneut den regierenden König Mohammed Vi. mit seinem Vater Hasan II., weil die Herausgeber meinen eine gewisse Tendenz zur Verklärung von Hasan II. erkennen zu können. Zu Unrecht, wenngleich vieles nocht im Argen liegen mag, sei doch zu konstatieren, dass Unterdrückung nur mehr episodisch vorkomme:
Sur le plan économique comme sur celui des libertés, des acquis indéniables ont été enregistrés ces 10 dernières années. Même s’ils restent chétifs et incertains, leur abandon total est cependant très difficile à envisager Voilà pourquoi – c’est en tout cas la recommandation de TelQuel – il ne faut pas, quelles que soient nos frustrations actuelles, nous fourvoyer dans une mythification exagérée du règne précédent. Le temps efface les nuances. Or, ce qu’on considère aujourd’hui comme des “nuances”, ce sont la répression systématique et la terreur constante en vigueur sous Hassan II. Force est de constater que nous n’en sommes plus là. Sous Mohammed VI, la répression n’a, hélas, pas disparu. Mais elle est épisodique et se heurte à des contrepoids médiatiques et/ou diplomatiques qui ont toujours un certain effet. Quant à la terreur, on peut affirmer qu’elle a disparu – à sa place, les sujets “séditieux” de Sa Majesté (islamistes, journalistes, défenseurs des droits de l’homme, indépendantistes sahraouis…) vivent dans la crainte des “flambées de colère” – épisodiques aussi, mais quand même violentes – du Palais royal.
Il n’y a évidemment pas de quoi pavoiser. Si le pire n’est pas exclu, le meilleur ne l’est pas non plus. C’est une situation tendue et incertaine… mais qui vaut tout de même mieux que la certitude de la dictature, en vigueur sous le règne précédent. Et tant pis pour notre confort mental. Le sacrifier est le prix à payer pour maintenir l’espoir – aussi ténu soit-il.
Behandelt werden Politik & Religion, Wirtschaft, Kultur und Sport (auf diesem Gebiet fällt der Vergleich am schlechtesten für Mohammed VI. aus).
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